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Notre organisme, nos gènes sont pré-programmés pour réagir et s’adapter à la restriction imposée par n’importe quel régime. Que ce soit le régime hypoglucidique, le régime hyperprotéiné, le régime dissocié, j’en passe et des meilleures, le corps humain est ainsi fait que lorsqu’il est exposé à une quelconque restriction, il développe immédiatement un mécanisme d’auto-défense pour ralentir sa propre consommation calorique afin d’être capable d’assurer l’alimentation en énergie des organes vitaux.

Ainsi, en période de régime, le métabolisme de base se ralentit pour préserver les fonctions vitales. Même si mécaniquement, nous perdons du poids car nous mangeons bien moins que nos besoins réels, nous perdons essentiellement de la masse grasse en plus de la masse musculaire. Sans exercice physique, notre métabolisme se ralentit encore plus puisque notre masse musculaire s’est aussi réduite. Ce ralentissement du métabolisme diminue d’autant plus la consommation calorique en laissant même un excédent immédiatement stocké. Cependant, dès que nous mangeons à nouveaux normalement, nous activons aussi la fonction réflexe de nos cellules graisseuses qui sont prêtes à stocker sucres et graisses en anticipation de la prochaine disette que nous leur réservons. C’est ainsi que l’effet yoyo s’établit à terme avec pour conséquence la reprise systématique de poids après un régime. Je perds 2 kilos et j’en reprends 4, je reperds 4 kilos et j’en reprends 8…Et ainsi de suite avec pour effet l’épuisement du système cardio-vasculaire.

Je ne connais aucune personne au régime et heureuse de l’être ! Normal puisque selon les études du Dr. Chantal Julia, médecin nutritionniste et chercheuse en épidémiologie nutritionnelle à l’hôpital de Bobigny, faire un régime nous expose à des modifications hormonales, neurologiques et métaboliques. Le cerveau inverse les rôles attendus : augmentation de l’appétit, hyper-réaction obsessionnelle aux aliments interdits et diminution du signal de satiété.

La solution réside dans le rééquilibrage alimentaire et l’apport adéquat de macro nutriments (la bonne proportion de lipides, protides, glucides de qualité) et micro nutriments (vitamines et minéraux essentiels qui nous font tant défaut).