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Nous essayons de manger Bio autant que possible avec la conscience de l’impact budgétaire sur nos courses alimentaires et aussi avec l’idée que manger moins de pesticides et d’engrais chimiques devraient nous permettre de moins stocker dans notre corps des molécules réputées cancérigènes. En tous cas, le but est de réduire l’exposition de notre famille aux produits industriels et chimiques, néfastes à moyen et long terme pour notre santé.

Un point essentiel me turlupine souvent : le choix de la nourriture Bio est souvent associé à une peur des maladies et pas spontanément au retour au vrai goût des aliments. Non transformés, non artificiellement trafiqués en goût, les aliments Bio font-ils l’unanimité autour de la table familiale ? J’avoue que ce n’est pas systématiquement gagné. Autant, les fruits et légumes du jardin récoltent 100% des suffrages, autant ceux que j’achète en supermarché ou magasin Bio peuvent certaines fois nous laisser perplexe en terme de qualité.

Depuis 5 ans, toute la communication médiatique autour du Bio a contribué à orienter les consommateurs vers une consommation de masse de quelque chose qui est censé mieux suivre et respecter le rythme de la nature. J’ai plutôt l’impression que nous nous dirigeons vers du Bio industriel intensif avec les dérives que je redoute au niveau du cahier des charges strict actuel. Nous sommes certainement en France mieux protégés par le label Agriculture Biologique AB, que celui de l’Europe avec sa feuille verte et bien plus que les labels Bio étrangers. Dans un reportage récent sur les cultures de bananes bio en République Dominicaine et en Equateur, j’ai découvert qu’il existait un principe d’équivalence internationale pour la gestion mondiale de l’import-export. En un mot, même si le label Bio équatorien n’a absolument pas la même rigueur que le label français, l’Union Européenne est obligée de l’importer selon les règles anti-protectionnistes qui régissent le commerce international ! J’ai immédiatement arrêté d’acheter ces bananes…Moi qui croyais protéger la santé de ma famille, je me suis fait bananée !

Il existe aujourd’hui des solutions simples pour tester le taux de pesticides et de métaux lourds nous avons stocké dans notre corps. Des études scientifiques ont démontré le lien entre ce taux et la probabilité de développer des maladies comme le cancer.